Les maladies virales ne peuvent être soignées à l'aide d'antibiotiques, seul moyen pour s'en prévenir : La vaccination.
Notions de biologie :
Un vaccin est un substrat contenant des virus vivants, atténués ou morts, destinés aux Lymphocytes qui vont fabriquer des anticorps, il y aura une mémoire du virus concerné pendant un certain temps, ce qui oblige à faire des rappels, sauf pour quelques vaccins qui sont à vie.
Les premiers jours de la vie, un poussin
bénéficie d'anticorps maternels (AM), transmis par les
parents, à condition que ceux-ci soient vaccinés contre
les maladies virales ou qu'ils soient immunisés contre
certaines maladies bactériennes.
Les anticorps sont contenus dans la partie visqueuse du blanc d'oeuf,
raison pour laquelle, lors d'incubations artificielles, la
température ne doit jamais dépasser
37,7°C car à partir de cette température, les
anticorps sont progressivement détruits, si l'on chauffe
davantage, le poussin aura des malformations, il n'y a pas de retour
arrière.
Cette protection maternelle peut persister jusqu'à vingt jours.
Important : La vaccination contre la maladie de Marek doit être précoce, les premiers jours de la vie : Si le poussin est protégé par les AM, le vaccin ne servira à rien, si le poussin ne possède pas d'AM, le vaccin protégera et évitera la fixation de tumeurs dans l'organisme.
Mais : Au bout de vingt jours, la protection par les AM disparaît et le poussin doit construire la protection qui lui est propre, ce qui veut dire clairement que la vaccination devient obsolète et qu'un rappel est nécessaire.
Ceci se complique en fonction des maladies présentes dans une région, par exemple : La maladie de Gumboro, dans ce cas, la vaccination contre cette maladie devra être effectuée en premier, le problème, est qu'il s'agit d'une maladie immunosuppressive, (un peu comme le sida humain), c'est à dire que même en étant atténué, le vaccin va empêcher l'installation des autres vaccinations, il faut respecter un vide, on prend toujours un risque mais c'est le seul moyen.
Un exemple de protocole : Admettons que la
maladie de Gumboro soit présente dans l'environnement, on va
vacciner dès que tous les poussins sont nés, ensuite,
au quinzième jour, on pratiquera Marek et comme la vaccination
Gumboro disparaîtra avec les AM, on fera un rappel à
l'âge d'un mois.
Dans les cas de fortes virulences, il faut faire une primo
vaccination + deux rappels.
Sans vaccination, le pic de mortalité des poussins par la
maladie de Gumboro se situe au 25ème jour de la vie, 85
à 95% ne survivent pas.
Chez certains poussins la maladie ne se déclare pas, ils
deviennent "porteurs sains" mais ils peuvent transmettre le virus aux
poussins qui ne sont pas protégés.
Important : La maladie de Gumboro étant immunosupressive le poussin n'en meurt pas directement mais sans protection immunitaire, il contracte la première bactérie de passage et en meurt, aussi, les diagnostiques sont très délicats à évaluer, on remarque souvent des fientes collantes comme du mastic qui souillent l'anus, des filaments qui entourent la langue, des paupières collées.
Par ce survol, nous voyons l'importance de la vaccination des jeunes et des rappels sur les reproducteurs.
On notera également que la nourriture
des Lymphocytes provient des vitamines synthétisées par
le foie, il est donc judicieux, avant de vacciner de faire une
vitaminose, avec des produits sérieux, non avec des "machins"
à effet placebo, que l'on trouve dans le commerce.
Il existe de nombreux vaccins, il est nécessaire de se
renseigner du taux de virulence d'une maladie virale X selon votre
région.
Ci-dessous, nous citons les principaux vaccins :
Marek : C'est une maladie tumorale à
évolution lente, les micro-tumeurs s'installent très
précocement, cela évolue vers des paralysies et une
mort certaine.
Certains accouveurs pratiquent un protocole de vaccination dans
l'oeuf.
Newcastle : Est aussi appelée "la peste aviaire".
Gumboro : Maladie immunosuppressive à deux visages, principalement mortelle pour le poussin, chez les adultes, peu de mortalité mais certains deviennent porteurs sains, ils entretiennent et propagent le virus toute leur vie.
Bronchite infectieuse : Ne pas confondre avec
une bronchite commune ou une maladie respiratoire classique, (MRC),
qui dérive en coryza, il s'agit d'une infection virale
très sérieuse.
Les vaccinations peuvent être pratiquées par injection
sous-cutanée, en eau de boisson ou par instillation
oculaire.
Il faut savoir qu'un vaccin, dès qu'il
est reconstitué, doit être administré en 1h30,
parfois dans l'heure.
Ne pas exposer, lors de la vaccination, le flacon et la seringue aux
rayons solaires car les UV détruisent les virus
atténués.
Pour cette raison, nous ne conseillons pas le
vaccin dans l'eau de boisson, l'abreuvoir pouvant recevoir le soleil,
de plus, on ne sait pas quand, qui et quelle quantité est bue,
même en faisant faire une diète hydrique aux sujets au
préalable, cette méthode est trop aléatoire.
A proscrire :
L'eau du robinet qui contient du chlore qui détruirait le
virus atténué.
Nous ne conseillons pas non plus l'instillation oculaire, une simple goutte dans l'oeil est également aléatoire, le sujet peut secouer la tête ou le vaccin passe trop rapidement dans le sinus post orbital et est évacué.
Le plus efficace reste la vaccination sous-cutanée, notamment pour Marek et également la vaccination dosée et administrée par seringue emboîtée d'un tube pour perfusion, pour que le vaccin aille directement dans le jabot.
Actuellement, les vaccins sont conditionnés en flacon de 1000 doses et parfois en pack de 10 fois 1000 doses.
Enfin, il faut savoir que SOS Gallinacés, s'adresse autant aux particuliers qu'aux professionnels, par déontologie, nous ne pouvons favoriser tel ou tel laboratoire ou prendre le risque qu'une personne non habilitée se lance à faire de la vaccination anarchique.