Chez les mammifères,
humains et animaux, les poumons sont de simples sacs, volumineux,
mués par le diaphragme dont les muscles permettent la
fréquence respiratoire.
Les poumons sont volumineux car lors de l'inspiration, il y a
mélange du dioxygène, (O2), avec le dioxyde de carbone
(CO2) et il reste toujours un demi litre qui ne peut être
expiré.
En inspiration profonde, 3,1L chez l'homme et 2L chez la femme,
(moyenne).
les serpents n'ont qu'un seul poumon, le droit, très long, le gauche est atrophié ou inexistant.
Le système respiratoire
le plus performant est celui des oiseaux, les gallinacés en
faisant partie.
Même si la plupart de nos gallinacés domestiques ne
volent plus, ils ont conservé un système respiratoire
basé sur la légèreté adapté au
vol, comme les gallinacés sauvages volants, faisans, perdrix,
paons, lophophores, tétras, cailles, etc..
Les poumons sont très petits, légers et rigides, ils
sont relayés par des sacs à air répartis sur
tout le corps qui outre leur fonction de la circulation de l'air, ils
ont un rôle important dans la régulation de la
température de l'animal additionné à la
crête et les barbillons.

1 Orifices nasals correspondant
avec les sinus olfactifs dans le bec, au-dessus du sillon
palatin.
2 Sinus post-orbitaux.
3 Oreilles internes correspondant par les trompes d'eustache aux
sinus post-orbitaux.
4 Le larynx, (embouchure de la trachée).
5 La trachée annelée.
6 Le syrinx assure la jonction de la trachée avec les deux
bronches et produit les sons.
7 Les poumons.
8 Sacs à air abdominaux.
9 Sacs à air thoraciques postérieurs.
10 Sacs à air thoraciques antérieurs.
11 et 12 Sacs à air intra claviculaires.
0 Sac à air cervical.
Les sacs à air pairs sont au nombre de 10 répartis de chaque côté de l'animal, le sac à air cervical est impair, il est situé sous la gorge, la vue schématique désigne les endroits occupés par les différents sacs à air, en réalité, les sacs occupent 90% de la face interne de la membrane viscérale.
Le syrinx assure la jonction
entre la trachée et les deux bronches qui vont à chaque
poumon, lors de l'expiration la pression de l'air fait vibrer les
cartilages et produit un son qui est modulé par des muscles
annulaires.
Chez le coq le chant est plus fort que chez la poule, lorsque le coq
s'arrête de chanter ou qu'il a une voix éraillée,
cela signale une maladie pulmonaire, du pus encombre le syrinx qui ne
peut plus produire de sons, il faut agir au plus vite.
Un coq est de nature très fier et ne veut pas montrer qu'il
est malade, l'arrêt du chant est la meilleur façon de
diagnostiquer.
Chez la poule ou le coq, lors d'une maladie pulmonaire passée inaperçue ou mal soignée, du pus peut colmater les sinus du bec, les orifices nasals et le sillon palatin, ensuite, le pus remonte dans les sinus post-orbitaux par le canal lacrymal, pouvant provoquer une infection du ou des globes oculaires, on remarque des bulles dans l'oeil et un gonflement de la joue, la maladie pulmonaire devient alors un coryza qui désigne une infection sévère des voies supérieures, si on ne traite pas immédiatement, du pus peut passer dans l'oreille interne par la trompe d'eustache, c'est l'otite purulente, difficile à soigner.
Lors d'une MRC, (Maladie
Respiratoire Classique), même guérit l'animal peut
continuer à émettre des bruits dans sa respiration,
tousser et éternuer.
Nous avons vu sur le schéma plus haut que les sacs à
air sont nombreux et représentent une surface très
importante, les sacs à air sont constitués de membranes
très fines, transparentes et très peu
vascularisées, les amas de pus qui ont pu colmater
l'intérieur des sacs à air ne peuvent être
évacués par passage systémique dans la
circulation sanguine, c'est l'aérosacculite, le pus doit alors
migrer jusqu'à la trachée qui est tapissée
intérieurement de cils vibratiles, ayant un rôle
escalator pour faire remonter vers l'extérieur les
résidus de pus et les poussières mais dans les
poulaillers mal tenus avec production d'ammoniac par les fientes,
cela bloque la fonction des cils vibratiles.
En bleu : Oxygène
En rouge : Gaz carbonique
0 Trachée
1 Sacs aériens antérieurs et crânien.
2 Paléopoumon.
3 Néopoumon.
4 Sacs aériens postérieurs.
Les poumons sont
constitués de deux lobes, le paléopoumon est plus
important que le néopoumon.
Lors de la respiration, les poumons ne changent pas de forme, on peut
dire qu'il s'agit d'un passage d'air unilatéral et
asymétrique.
Si vous regardez une poule
couchée en couveuse qui respire normalement, les sacs à
air antérieurs ainsi que le sac à air crânien se
gonflent, la tête se redresse, ensuite, ce sont les sacs
à air postérieurs qui se gonflent, la poule oscille
d'avant en arrière.
Sous l'action des muscles de la
poitrine les sacs à air antérieurs se gonflent, ce qui
a pour effet de créer une dépression dans la
trachée au travers du paléopoumon, l'oxygène est
capté par les dorsobronchioles et rejettent le gaz
carbonique.
Il en est de même ensuite pour le néopoumon et les sacs
postérieurs qui sont mués par les muscles abdominaux et
le déplacement du sternum, (bréchet).
Ainsi, il n'y a pas de mélange de l'oxygène et du gaz
carbonique car de petites valves interdisent un retour
arrière.
Lorsque l'animal est malade ou
a de la fièvre et que les orifices nasals sont bouchés,
il respire par le bec, ce qui court-circuite le système
respiratoire supérieur, la fréquence respiratoire est
accélérée.
Lors de fortes chaleurs l'animal respire également par le bec,
il y a une surproduction des glandes salivaires, l'évaporation
de la salive au passage de l'air abaisse sa température de
quelques degrés, environ 6°C.
Par cette complexité du système respiratoire, on comprend que l'animal reçoit sans discontinuer de l'oxygène mais il y a un revers : Il ne faut jamais qu'une poule ou un coq soit anesthésié avec du gaz car la toxine passe immédiatement dans le sang, il y a évidemment surdosage, l'animal risque de s'endormir définitivement ou de décéder dans la semaine par intoxication sanguine, il en est de même avec les insecticides en aérosol, le gaz propulseur passe immédiatement dans le sang, se méfier également du pot d'échappement du véhicule que l'on rentre dans le terrain, ainsi que les fumées de barbecue ou de feu simple.
A savoir : Certains os et
certaines plumes ont un passage avec les sacs à air, on dit
qu'ils sont pneumatisés.
On n'en connaît pas encore la raison, sans doute encore pour
une question de légèreté car les os sont creux
et leur grande rigidité provient d'une constitution
alvéolaire interne, la rupture à la contrainte est de
52Kg sur un fémur.
Au stade poussin, l'ossature est cartilagineuse, c'est lors de la
croissance, lors du dépôt de calcium sur le squelette
que le système alvéolaire est créé.
Lorsqu'une poule se brise l'humérus de l'aile, on voit l'os
"respirer".
Chez les oiseaux plongeurs, comme les mouettes et les canards, la pneumatisation osseuse a disparu, on suppose qu'une légèreté trop importante était défavorable pour pêcher, exception faite du pélican pesant en moyenne 12Kg pour un squelette de 700g mais il plonge peu, son long bec comportant des éléments tactiles lui permettent d'attraper des poissons sans les voir.