Selon les saisons, les prédateurs
sévissent.
La période la plus dangereuse reste le printemps car les
carnivores font naître leurs petits et ils ont de grands
besoins alimentaires.
Dangers verticaux :
Le corbeau emporte les poussins sans même
se poser.
La pie est encore plus dangereuse que le corbeau, car elle mutile les
poussins sans les tuer, qu'elle accroche ensuite aux branches de son
arbre, signifiant qu'il s'agit de son territoire.
Les buses et autres rapaces font des prélèvements non
négligeables.
De nuit : Si une petite poule n'est pas entrée au poulailler,
par exemple parce que sa ponte est tardive ou qu'elle a
décidé une couvaison dans un coin du jardin, ou encore
qu'elle est retenue captive par un grillage, une racine ou autre, un
rapace nocturne la verra dans l'obscurité, par exemple un
grand duc et au matin vous ne retrouverez qu'un tapis de
plumes.
Pour se préserver du danger vertical sur
une petite surface, tendez des filets.
Si votre configuration ne permet pas l'emploi de filets, accrochez
vos CDrom défectueux à des bouts de ficelles, les
reflets des CDrom éloignent les oiseaux.
Changez de temps en temps les emplacements pour éviter
l'accoutumance.
Vous pouvez également attacher des sacs poubelle noirs après les avoir gonflés, à des piquets par une ficelle, le vent faisant bouger les sacs, mimeront "une grosse bête" dans l'esprit des indésirables.
Depuis peu, il existe des épouvantails originaux qui se composent d'un piquet de 2m, d'une ficelle et d'un cerf-volant imitant un gros rapace, avec le vent le faux rapace fait des huit de haut en bas, c'est très efficace.
Reste la solution d'un ou plusieurs gros chats de gouttière, leur efficacité n'est plus à démontrer ! Pour ceux qui ont des craintes : Les chats n'attaquent pas les poules !!! Il y en a dans toutes les fermes et basses cours !!! Mais attention aux poussins, il y a des risques de confusion avec des moineaux.
Danger Horizontaux :
Fouine, belette, martre, furet, gros rat, blaireau, chiens de chasse,
etc..
Et n'oublions pas le renard !
(Bien que le "chien du voisin" fasse plus de dégâts en
nombre que les renards).
Contre ces prédateurs, une clôture en grillage est illusoire, à moins qu'elle ne soit enterrée en partie, (le renard creuse des terriers) et qu'elle mesure 2m de haut.
Avant de construire un poulailler, une semelle
béton est indispensable.
Inutile de fabriquer un bunker, 5cm suffisent, mais il faut mettre
beaucoup de graviers, exemple de proportion : 2 seaux de sable, 2
seaux de gravillons, 1 seau de ciment 32,5. Les rongeurs s'y cassent
les dents.
Si vous ne voulez pas faire le maçon, vous pouvez trouver chez un marchand de matériaux des plaques en béton : Ces plaques que l'on glisse entre des poteaux pour construire un mur de clôture, il suffit de les mettre de niveau sur la terre avant de poser le poulailler dessus.
Fermez les portes à la tombée de la nuit, quand vos sujets sont rentrés, si vous avez peur d'oublier, il existe dans le commerce des portes à guillotine automatique, commandés par une cellule que l'on règle selon le niveau d'obscurité souhaité mais il y a le risque qu'un sujet ne soit pas rentré quand la porte se ferme...
Un dernier truc : Vous pouvez placer à
proximité de votre poulailler un petit poste de radio
réglé sur une station d'informations, le renard pensera
qu'il y a des humains en train de blablater.
Pas besoin de faire hurler votre poste et d'empêcher votre
voisin de dormir, le renard à l'ouïe très
fine.
Si malgré vos précautions vos poules sont
attaquées, pas de panique.
Il faut recoudre, même si l'on voit les boyaux... Si vous
êtes en bonne entente avec votre pharmacien, vous pourrez vous
procurez un anesthésique de surface à base de
Lidocaïne, un anesthésique dentaire en spray genre
Xylocaïne 5% donne d'excellents résultats.
On pulvérise l'anesthésique sur la plaie et on attend
au moins 10 minutes.
On emploiera du fil de suture non résorbable, avec une
aiguille courbe et un clamp, si l'on ne possède pas, on aura
recours à la trousse de couture de Madame !
On prendra soin de bien désinfecter fil, aiguille avec du
Dakin.
On nettoie la plaie pour la débarrasser
des salissures, on enlève les plumes sur 2cm autour de la
plaie, (Cela repoussera).
On désinfecte avec du Dakin ou du Diaseptyl, (ça ne
pique pas, même si vous n'avez pas anesthésié).
Jamais de
Bétadine, très néfaste
sur les gallinacés à cause de l'iode.
Ensuite, il faut appliquer sur la plaie et le pourtour un
anti-bactérien genre Auréomycine 3%.
Les puristes feront une injection antisepticémique à
base de Gentamycine et répéteront sur 3
jours.
On commence par faire un premier point et l'on
fait un noeud.
On pique à 8mm au minimum de chaque bordure de la plaie car la
peau des gallinacés est fragile, si on pique trop près,
la peau se déchire.
On fait du point "Saucisson" et on termine par un noeud
simple.
On appliquera la pommade
anti-bactérienne sur la suture et alentours durant 3
jours.
On enlèvera les fils au bout de 5 jours, afin d'éviter
une inclusion des fils, sauf si la plaie n'est pas refermée
à cause d'une sur-infection.
Le résultat doit donner ceci :

Et si vous ne voulez pas faire et que vous habitez non loin de l'association, un coup de téléphone, nous avons grande habitude, car des kilomètres de sutures à notre actif !