La maladie est provoquée par l'ingestion d'oeufs de ce parasite, dont les insectes et les vers de terre sont porteurs.
L'animal s'amaigrit, il mange peu ou pas, reste indolent, le jabot est gonflé, il contient une grande quantité d'eau, d'enzymes digestifs et de gaz, on constate parfois des régurgitations ayant très mauvaise odeur.
Si l'on attend trop longtemps avant de soigner, l'animal tombe
sur le côté, le jabot étant au sol, il y a
régurgitation et l'animal meurt par suffocation.
La spirurose :
Provoquée par des vers microscopiques qui infestent le
proventricule, (l'estomac chimique), ils sucent le sang de leur
victime.
Le gésier, (estomac mécanique), peut également
être infesté, l'animal est en indigestion permanente et
meurt d'épuisement.
Le parasite est véhiculé par de petits insectes et des
sauterelles.
L'ascaridiose :
Ce sont des vers comme du vermicelle, qui infestent l'intestin,
la mort survient par des lésions, parfois la colonie est si
nombreuse que l'intestin éclate.
L'animal a des diarrhées, il faut observer les fientes qui
viennent d'êtres rejetées car en milieu
extérieur, ces vers meurent rapidement, on peut les voir
bouger, parfois il y a formation de mousse ou de bulles dans la
diarrhée.
La syngamose :
C'est un petit ver qui infeste la trachée respiratoire et y reste planté, continuellement accouplé à sa femelle, les larves peuvent percer les muqueuses, infester le coeur et les poumons.
L'animal a du mal à respirer, il lève la tête comme pour chercher de l'air, on entend un sifflement caractéristique, par la prolifération de ce parasite, l'animal meurt par suffocation.
Le parasite étant suceur de sang, le traitement consiste
à superposer aux matières sanguines, un antiparasitaire
efficace, visant à empoisonner cet hôte
indésirable.
La Cestodose :
C'est une infestation due aux ténias, que certains appellent (ver solitaire), ce qui est une aberration, car une poule peut abriter plusieurs milliers de ténias de 2 à 5 cm de long.
Deux familles : Les ténias courts de quelques centimètres et les ténias longs pouvant atteindre 50cm.
Il y a un amaigrissement très rapide et des
diarrhées persistantes, il faut employer un vermifuge
spécifique car les vermifuges pour les autres types de vers,
sont sans effet sur les ténias.
Principes de base :
Nous venons de survoler quelques maladies dues aux vers, il n'est pas
possible de les décrire toutes, une trentaine de vers sont
mortels.
Les symptômes sont assez proches :
Amaigrissement anormal et diarrhées persistantes, sauf pour
les vers capillaires du jabot et les nématodes de la
trachée.
Important : Il ne s'agit pas de vermifuger avec des produits
que l'on met dans l'eau de boisson, ces produits sont destinés
aux élevages importants, avec un coefficient d'échec
qui entre dans le compte de charge.
L'absorption par les volailles du vermifuge est aléatoire,
certaines mouront d'une overdose, alors que d'autres qui n'en
absorberont pas assez, ne fera que rendre le parasite plus
résistant.
Un vétérinaire, pèse un chien ou un chat avant de vermifuger, un médecin adapte la posologie à son patient, pour les gallinacés c'est identique, la biologie est universelle, pour obtenir le meilleur résultat possible, il faut administrer médicaments ou vermifuges en fonction du poids de l'animal.
Autre point : Les parasitoses internes, proviennent dans la
majorité des cas, par l'ingestion d'un insecte ou de vers de
terre.
Quand vous vous apercevez d'une parasitose, la poule a
déjà rejeté par ces fientes, un grand nombre de
larves ou d'oeufs, qui vont à nouveau être
véhiculés par les insectes, il est donc
impératif, après le traitement, de désinfecter
les poulaillers et les parcours, une bonne méthode consiste
à épandre de la chaux ou des superphosphates sur le sol
avec l'emploi d'un motoculteur.
Dans cet esprit, un vermifuge va détruire les parasites internes, mais il n'y a pas de rémanence, c'est à dire que si trois jours après le traitement, la poule gobe une mouche prête à pondre ou porteuse de larves, le cycle infernal recommence.
Sur cette photo,
des milliers de vers sortent de l'anus tuméfié d'un
coq.
La responsable est une mouche commune.
Deux cas de figure :
1) Une poule ou un coq a le derrière souillé par des
fientes liquides, la mouche y pond ses oeufs, jusqu'à 200 en
une seule fois, (une mouche peut en pondre 1000 en été,
durant ses trois semaines de vie).
Les larves sont coprophages, (se nourrissent d'excréments et
de cadavres en putréfaction), elles pénètrent
dans l'anus, pour se développer dans la partie basse de
l'intestin, devenues asticots, ceux-ci s'attaquent à la chair
de l'animal.
2) L'animal gobe une mouche prête à pondre, les
oeufs microscopiques, très collants, restent plaqués
dans les replis de la muqueuse du jabot, les enzymes digestifs ne les
atteignent pas, dès que les larves naissent, elles traversent
la muqueuse et se retrouvent sous la peau de l'animal, ces larves
devenues asticots, dévorent les chairs sans qu'on les voit,
restant cachés sous la peau.
Les réussites de sauvetage, au début de l'infestation,
par photo-migration sont rares.
Les coccidioses :
Provoquées par des coccidies, ce sont des organismes
parasites unicellulaires, vivants à l'état naturel dans
l'intestin.
Il en existe plusieurs dizaines de milliers, répartis en neuf
familles.
Lors d'un grand stress ou à la suite d'une maladie
traitée par antibios, il y a développement des
coccidies en grand nombre, provoquant la maladie.
L'intestin, à partir du gésier, est
infesté à divers endroits selon le type de
coccidies.
La forme la plus dangereuse est l'infestation de la partie basse de
l'intestin et des caecums, qui provoquent des hémorragies
internes, on le remarque par des diarrhées sanguinolentes, le
sang reste rouge puisqu'il n'est pas auto-digéré.
La coccidiose aiguë : L'infestation est plus haute dans
l'intestin, les diarrhées sont brun rosé.
La coocidiose hémorragique et la coccidiose aiguë sont
mortelles si l'on n'agit pas immédiatement.
A savoir : La poule rejette dans ses diarrhées les
ookystes, (les oeufs des coccidies), si une autre poule les absorbe,
elle est infestée à son tour.
Les ookystes restent dangereux un an en terre.
Un sujet qui a été correctement soigné ou qui a
été peu infesté, devient immunisé contre
le type de coccidiose qui s'est développée mais pas
contre les autres types.
Les gales.
Gale des pattes :

La gale des pattes est provoquée par un acarien, (Cnemidocopes mutans), qui soulève les écailles des pattes et creuse des galeries pour y pondre ses oeufs.
Les larves se nourrissent de la Kératine et de téguments, en laissant un dépôt blanchâtre, donnant parfois l'apparence d'une coquille d'huître.
Ne pas confondre avec la mue, c'est à dire lorsque l'animal change ses écailles, dans ce cas, les écailles sont soulevées mais restent transparentes et saines malgré leur usure.
En présence d'un tel cas vous devez agir
rapidement.
Sur ces photos, il est encore possible de traiter efficacement et d'obtenir une guérison à l'aide d'une préparation adaptée.
Si l'on attend trop longtemps, il y a parfois une chute des ongles, ensuite, survient l'amputation des phalanges, parfois la perte des doigts entiers, le plus souvent accompagnée d'une septicémie ou d'une gangrène.
A part nous-même et les vétérinaires spécialisés en oiseaux, qui peuvent, dans certains cas tenter une chirurgie réparatrice, la seule issue est la mort de l'animal, dans de grandes souffrances.

Etude d'un cas : On nous apporte une poulette ayant
déjà eu une galle des pattes, les ongles et les
phalanges terminales des doigts sont tombés.
Cette poule étant en couvaison, sa propriétaire n'a pas
remarqué la récidive du mal.
Sur la photo n° 1, on remarque une gangrène qui
englobe les doigts métatarsiens de la patte gauche.
Photo n°2, ablation de la partie lésée et
amputation d'un doigt, sous une couverture d'un
anti-septicémique, la plaie est passée à
l'aspiration car il ne doit rester aucun fragment bactérien
susceptible de perdurer.
Photo n°3, peu de temps après, la poulette apprend
à s'accommoder de son amputation. Cet acte chirurgical doit
être mené dans des conditions aseptiques maximales et
reste limite car si la gangrène atteint l'os
métatarsien, il n'y a plus rien à faire, en amputant
à l'articulation de la cheville, (que certains appellent le
coude), la poulette ne pourrait plus marcher, soit
impossibilité de se nourrir seule.

Les parasites de peau
:
Le pou commun, qui se nourrit des cellules mortes de la peau et des
plumes.
Plus dangereux, le pou rouge, (dermanysus gallinae), très
petit acarien hématophage, (qui suce le sang), il devient
rouge lorsqu'il est gorgé de sang.
La tique, (Argas), gros acarien ovale, également
hématophage, les plaies qu'il provoque peuvent s'infecter et
déclarer une maladie infectieuse.
Une autre famille d'acariens (Cnemidocoptes laevis) provoque la gale
déplumante.
On voit un dépôt
blanchâtre sur la peau du visage, l'oeil est triste, l'animal
souffre, on remarque également une hypertrophie du conduit
auditif avec un gonflement de la bordure de l'orifice, tel que le
plumet auriculaire en est soulevé.
Il est clair que l'acarien est présent sur la peau.
Parfois, la base des plumes est rongée de chaque
côté du cou et à sa base, la peau est à
vif et il y a des risques de piquage par les autres
animaux.
Infestation en deux temps : Outre la
tête et le cou, les parasites pondent aussi du dessous de
l'anus au bas ventre, soit aux endroits ou le bec de l'animal ne va
pas.
1er temps : Quelques parasites piquent l'animal puis pondent leurs
oeufs aux endroits cités, on ne le remarque pas toujours, le
coq ou la poule mangent normalement, parfois, on remarque juste une
petite fatigue.
2ème temps : Les oeufs des parasites éclosent, ce sont
alors des centaines de parasites affamés qui courent sur toute
la surface de la peau de l'animal et qui piquent pour sucer le
sang.
L'animal devient anémié, perte d'équilibre, puis
ne peut plus se mettre debout.
Si l'infestation est importante, la mort intervient en deux ou trois
jours.
Il est très urgent d'intervenir et
de soigner avec des molécules compatibles et surtout
d'assainir les locaux avec un bactéricide + virucide +
insecticide, les acariens détestent la lumière, les
rayons solaires leurs sont fatals, c'est la raison pour laquelle on
les retrouve derrière des éléments fixés
aux murs
Les pondoirs fabriqués avec des caisses en bois sont à
proscrire, les fentes représentant des cachettes de
choix.
Sur les matériaux, les oeufs
d'acariens ressemblent à des traînées de poivre
gris en poudre.
Sur l'animal, ce sont de petits amas blanchâtres ou des
formations de mini-cocons.