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Informations de l'AFP recueillies par Mme Stauk Meyer.
Cette page est mise à jour selon l'évolution de la situation.

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 Sur cette page, uniquement les dépêches de l'AFP.

 

Mardi 14 août 2007
A la une STRASBOURG (AFP)
Après des cygnes, virus H5N1 confirmé
sur quatre canards en Moselle

Quatre canards ont été confirmés positifs au virus H5N1, dans l'étang de Diane-Capelle où la grippe aviaire avait déjà été décelée sur deux cygnes fin juillet, a annoncé mardi la préfecture de Moselle.

Quatre canards trouvés morts sur l'étang de Diane-Capelle le 8 août dernier ont été confirmés positifs au virus H5N1 par le laboratoire national de référence de Ploufragan le mardi 14 août 2007, a précisé la préfecture dans un communiqué.

L'arrêté préfectoral qui définit un périmètre de contrôle de 1 km autour de cet étang ainsi qu'un périmètre d'observation plus large concernant 35 communes du pays des étangs se trouve donc prolongé jusqu'au 8 septembre, précise la préfecture.

Le dispositif de mesures de protection reste inchangé.
Il concerne notamment les oiseaux captifs, principalement les volailles d'élevage, qui sont confinés, basses-cours incluses.

Les roues de véhicules entrant dans les exploitations de volailles doivent être nettoyées et seules les personnes indispensables à la conduite de l'élevage peuvent pénétrer à l'intérieur des sites d'élevages, selon le texte de l'arrêté préfectoral en vigueur.

Ces personnes doivent en outre changer de chaussures ou passer dans un pédiluve désinfectant pour atteindre les volailles.

Les rassemblements et expositions d'oiseaux sont aussi interdits, tout comme la pratique de la chasse et le lâcher de gibier dans la zone.

Chiens et chats doivent enfin être tenus en laisse ou enfermés pour éviter qu'ils entrent en contact avec d'éventuels oiseaux sauvages, selon la préfecture.

L'objectif de l'ensemble de ces mesures est d'éviter le passage du virus H5N1 de la population d'oiseaux sauvages aux volailles domestiques, indique le communiqué.

La grippe aviaire avait été décelée pour la première fois cette année fin juin sur les cadavres de trois cygnes en Moselle, dans l'étang d'Assenoncourt, et fin juillet sur deux cygnes morts, dans l'étang de Diane-Capelle, à dix kilomètres d'Assenoncourt.

La préfecture rappelle que l'influenza aviaire n'a été jusqu'à présent isolée que sur des oiseaux sauvages.

Le risque de transmission à l'homme est négligeable en l'absence de contact étroit et durable avec un oiseau infecté, ajoute-t-elle.

En 2006, 63 prélèvements se sont révélés positifs au virus H5N1 (62 oiseaux et un élevage de dindes) dans l'Hexagone.

Par ailleurs, huit nouveaux foyers de fièvre catarrhale ovine (FCO), appelée communément maladie de la langue bleue, ont été détectés dans des cheptels bovins dans les départements des Ardennes, du Nord et de l'Aisne, a annoncé le ministère de l'Agriculture.

Un premier foyer pour l'année 2007 avait été mis en évidence le 30 juillet dans un cheptel bovin des Ardennes.

Après l'apparition de ces nouveaux cas, le ministère de l'Agriculture a décidé d'étendre les périmètres interdits, dans lesquels les sorties des ruminants vivants, de leurs semences et embryons sont contrôlées, à la totalité des arrondissements de Vervins (Aisne), Charleville-Mézières (Ardennes) et Avesnes (Nord).

La FCO est une maladie virale des ruminants (ovins, bovins, caprins) non transmissible à l'homme. Son virus est transmis par les culicoïdes, une espèce de moucheron.

Selon les scientifiques, elle n'a aucune répercussion sur la qualité sanitaire de la viande.

 

 Jeudi 5 juillet 2007
Grippe aviaire:
Assenoncourt placé sous haute surveillance

La région d'Assenoncourt (Moselle) où trois cygnes morts ont été retrouvés la semaine dernière, a été placée sous haute surveillance jeudi, quelques heures à peine après la confirmation de la découverte du virus H5N1 hautement pathogène sur les volatiles.

Des barrières métalliques ont été installées devant les trois exploitations avicoles situées dans une zone dite 'd'observation' de 15 km de rayon mise en place autour de l'étang de Viller, où les cygnes ont été découverts.
L'endroit est situé à moins de 5 km de la commune d'Assenoncourt les 120 habitants observaient, goguenards, jeudi le va-et-vient des journalistes.

Le plus important de ces élevages se trouve à Avricourt, à 14 km d'Assenoncourt, où 15.000 poulets de chair ont été confinés dans un grand bâtiment à toit de tôle.

A l'entrée, un arrêté municipal placardé à la hâte interdit 'strictement' l'accès à l'élevage.

Nous avons également interdit la circulation sur la route menant au bâtiment, précise l'adjoint au maire, Michel Relle.

Des mesures similaires ont été prises pour deux autres élevages à Gondrexange, à quelques km de là.
Dans le premier, 400 poules pondeuses ont été mises à l'abri tandis que le propriétaire du second a annulé la livraison de 10.000 poussins de Bretagne qu'il attendait dans la matinée.

Il faut à tout prix éviter que la faune sauvage puisse contaminer la faune domestique, explique Philippe Hestroffer, de la direction des services vétérinaires (DSV). Mais compte-tenu du dispositif que nous sommes en train de mettre en place, les risques de contamination sont très faibles, ajoute-t-il.

Nous demandons également aux gens qui ont un poulailler de rentrer leurs volailles, indique encore le fonctionnaire de la DSV.
Au total, 32 communes se trouvent dans la zone d'observation qui est sillonnée par des patrouilles de gendarmerie ayant pour mission de contrôler les transports d'animaux, et particulièrement de volailles.

'Tout se passe dans le calme', se félicite le sous-préfet de Château-Salins, Luc Ankri.

'Le dispositif mis en place par le préfet de Lorraine dès mardi est monté en puissance aujourd'hui' jeudi.

Des pulvérisateurs, des pédiluves et des rotoluves sont en cours d'acheminement vers les trois fermes confinées, indique encore M. Ankri. 'Au cas où il faudrait désinfecter les personnes et les véhicules qui entreraient dans les exploitations', explique le sous-préfet.

La DSV va maintenant exercer des contrôles sur 10% du cheptel de ces exploitations pour s'assurer que les volailles sont saines, ajoute-t-il.

La route forestière conduisant à l'étang de Viller a également été interdite à la circulation par l'Office de la chasse et de la faune sauvage (OCFS) . Il s'agit là de la zone de 'contrôle' d'un km de rayon où l'OCFS a été chargée d'une surveillance 'renforcée' des oiseaux.

Pour l'heure, nous n'avons pas trouvé d'autre oiseau mort dans cette zone, assure sous le couvert de l'anonymat un fonctionnaire de l'OCFS.

Dans les jours à venir, nous allons être extrêmement vigilants, ajoute-t-il.

Mais à Assenoncourt, la maire, Martine Peltre, cache mal sa colère.
'Pensez à toutes les conséquences de ce remue-ménage', lance-t-elle aux journalistes.
'Il ne faut surtout pas céder à la psychose', dit-elle, ajoutant qu'à midi, pour elle, 'ce sera du coq au vin !'...

 

Jeudi 5 juillet 2007
Grippe aviaire:
La France renforce la sécurité pour protéger ses volailles

La France a décidé de renforcer les mesures de sécurité pour protéger ses élevages de volailles après la confirmation de la découverte du virus de la grippe aviaire H5N1 hautement pathogène sur trois cygnes sauvages trouvés morts sur un étang dans l'est du pays.

Le ministre de l'Agriculture Michel Barnier a décidé de mettre en place les mesures de prévention du risque correspondant au passage du niveau +modéré+ au niveau +élevé+, a annoncé le ministère. Ces mesures s'appliquent sur l'ensemble du territoire métropolitain, a-t-il précisé dans un communiqué.

Nous sommes extrêmement vigilants, a déclaré M. Barnier dans une interview à l'AFP TV.

Pour M. Barnier, la France va entreprendre une protection, une prévention, une précaution sur l'ensemble du territoire, naturellement d'abord en Moselle, mais pas seulement en Moselle.

Grâce à ces mesures, nous avons pu éviter (l'an dernier, ndlr) une contamination, une extension de cette crise. Je pense qu'avec les mêmes mesures de précaution et de prévention, nous obtiendrons les mêmes résultats, a indiqué M. Barnier.

AFP

La principale nouvelle disposition concerne la protection des volailles et oiseaux pour prévenir tout contact direct ou indirect avec les oiseaux sauvages.

Ces oiseaux devront être confinés ou protégés par des filets, ou faire l'objet de mesures alternatives avec une visite vétérinaire d'évaluation. Les rassemblements de volailles et d'oiseaux, ainsi que les compétitions de pigeons, sont également interdits.

La ministre de la Santé Roselyne Bachelot a estimé, sur la chaîne de télévision LCI, que la France n'était pas menacée par une pandémie de grippe aviaire, puisqu'il n'y a pas de contamination interhumaine, pour l'instant, avec le virus H5N1.

Le virus de la grippe aviaire H5N1 hautement pathogène est bien à l'origine du décès des trois cygnes trouvés morts sur un étang de la commune d'Assenoncourt (Moselle), a confirmé jeudi matin l'Agence française de santé sanitaire des aliments (AFSSA).

Une zone de 'contrôle' d'un kilomètre de rayon a été établie mercredi autour de cet étang avec une surveillance 'renforcée' des oiseaux.
Une deuxième zone dite 'd'observation', de 15 km de rayon, a également été mise en place autour de l'étang.

Depuis la découverte des cygnes morts au milieu de la semaine dernière, aucune mort supplémentaire d'oiseaux n'a été enregistrée, 'ce qui est a priori rassurant', avait estimé mardi un porte-parole de la préfecture.

La Confédération française de l'aviculture (CFA) a immédiatement annoncé que ses adhérents avaient pris toutes les mesures pour éviter une contamination aux élevages de volailles.

Les derniers cas avérés de grippe aviaire H5N1 sur des oiseaux sauvages en France remontent au printemps 2006.

Selon les données du ministère de l'Agriculture, 62 oiseaux morts avaient alors été révélés positifs au virus. Mais un seul élevage avait été contaminé en février 2006, provoquant la mort de plusieurs centaines de dindes à Versailleux (Ain).

La France produit 900 millions de volailles par an, dont 700 millions de poulets, selon les chiffres de la CFA et de la Fédération des industries avicoles (FIA).

En 2006, année marquée par une baisse de la consommation de volailles d'un peu moins de 3%, le chiffre d'affaires total de la filière s'est élevé à environ 4 milliards d'euros. La filière avicole représente 80.000 emplois dont 16.000 dans la production (contre 20.000 il y a quelques années).

 

 Le 29 mai 2007
Un espoir de traitement contre la grippe aviaire ?

Des chercheurs ont immunisé des souris en leur injectant des anticorps humains prélevés sur des patients ayant survécu au virus H5N1.

Reste à reproduire l'expérience chez l'homme, avant la possible mise au point d'un traitement aux anticorps.

Depuis son apparition à la fin des années 90, le virus H5N1 de la grippe aviaire a entraîné le décès de 185 personnes sur 306 cas humains identifiés dans le monde, la plupart depuis 2003, selon l'Organisation Mondiale de la Santé. Les experts craignent que le virus mute sous une forme facilement transmissible à l'homme, comme c'est arrivé lors de la grande épidémie de grippe espagnole de 1918-19, qui a fait entre 20 et 50 millions de morts. Mais la mise au point d'un vaccin pourrait intervenir assez rapidement... Et les chercheurs s'approchent peut-être aussi d'un traitement efficace.

Une équipe est parvenue à immuniser des souris en utilisant des anticorps humains prélevés sur des survivants de cette infection. Ces anticorps, reproduits en Suisse à l'Institut pour la recherche en biomédecine, ont également augmenté de façon importante le taux de survie des animaux infectés. 'Nous sommes convaincus que cet élément peut être reproduit chez l'homme', affirme Antonio Lanzavecchia, directeur du laboratoire antiviral de l'Institut et coauteur d'une étude dévoilant cette avancée de la recherche dans la revue américaine PloS Medicine.

Pas de traitement avant trois ou quatre ans

Les anticorps découverts ont été produits en grande quantité à partir d'échantillons de sang fournis par quatre adultes vietnamiens ayant survécu à une infection grippale avec le virus H5N1. Ces quatre sujets avaient été diagnostiqués entre janvier 2004 et février 2005.
Les souris exposées à une charge virale mortelle de virus H5N1 sans les anticorps sont mortes en quelques jours. En comparaison, sur les 60 souris également infectées avec le virus H5N1 ayant circulé au Vietnam en 2004 mais traitées avec différentes doses d'anticorps produits à partir du sang des quatre Vietnamiens, 58 ont survécu.
D'autres tests ont aussi montré que les souris traitées avec ces anticorps avaient une charge virale de H5N1 de dix à cent fois moins grande dans leurs poumons que les animaux dans le groupe témoin. De plus, l'infection ne s'est pas
quasiment pas propagée à d'autres organes.

'Si le succès de cette recherche initiale est confirmé en laboratoire et par des essais cliniques, les anticorps monoclonaux humains pourraient s'avérer être un traitement thérapeutique et prophylactique important en cas de pandémie', estime le Dr. Anthony Fauci, directeur de l'Institut national américain des allergies et maladies infectieuses (NIAID) dont des chercheurs ont participé à ces travaux. Un traitement aux anticorps pourrait aussi immuniser les infirmières et les médecins, les plus exposés en cas d'épidémie.

Comme il n'est pas possible de faire des essais cliniques en bonne et due forme en raison du faible nombre de cas, les autorités sanitaires américaines et européennes ont autorisé un protocole "accéléré" pour mettre au point un médicament à base d'anticorps.

Cependant il faudra encore trois à quatre ans avant que le médicament soit mis en circulation.

D'après agence


Traitement ou vaccin : ce qui les différencie :

Un vaccin donne une immunité à long terme, voire permanente contre une maladie, mais demande des semaines ou des mois pour agir. Il est inutile une fois que la maladie s'est déclarée.

En revanche, les anticorps agissent immédiatement, et sont relativement faciles à fabriquer à échelle industrielle. Mais leur protection n'est que temporaire.


Mardi 20 février 2007
La grippe aviaire s'étend dans la région de Moscou.

Des policiers bloquent l'entrée d'un village près de Moscou, où la grippe aviaire a été détectée, le 17 février 2007.

La forme hautement pathogène du virus H5N1 de la grippe aviaire a été découverte en au moins sept endroits de la région de Moscou depuis vendredi, ont annoncé mardi les autorités russes.

Le virus de type H5N1 a été détecté dans six districts de la région de Moscou, le septième lieu étant le marché aux oiseaux de Moscou, a déclaré le chef des Services vétérinaires de la région de Moscou, Alexeï Volkov, dans une conférence de presse.
Dans tous les cas, il s'agit de la souche asiatique, a-t-il ajouté.

La souche asiatique du H5N1, qui s'est propagée jusqu'en Europe et en Afrique, est hautement pathogène, d'autres formes du virus l'étant plus faiblement.

Au total, 1.400 volailles provenant du marché aux oiseaux ont été éliminées ainsi que 200 autres provenant de fermes ou de basses-cours de la région, a précisé M. Volkov.

Le nombre des cas découverts ne cesse d'augmenter, des cas de grippe aviaire ayant été détectés tout autour de Moscou.

75 volailles ont été trouvées mortes en un huitième lieu, mais des analyses sont encore en cours pour déterminer s'il s'agit de la grippe aviaire, a indiqué le ministère de l'Agriculture cité par l'agence Ria Novosti.

Le chef des Services vétérinaires fédéraux s'attend à la découverte d'autres foyers de la maladie dans la région de Moscou.
Je pense que dans les deux-trois prochains jours, nous allons déceler de tels cas, a déclaré Nikolaï Vlassov au cours d'une conférence de presse.

Les autorités considèrent qu'une partie au moins des volailles contaminées ont été achetées sur le marché aux oiseaux de Moscou, la provenance des volatiles n'ayant pas encore été déterminée.

La période d'incubation chez les poulets est assez courte.
Après la fermeture du marché (samedi), nous pouvons compter quatre jours, et après cela il ne devrait plus y avoir de nouveaux foyers, a commenté M. Vlassov.

Il n'a pas exclu toutefois, si des canards ou des oies ont été achetés sur ce marché, que de nouveaux cas apparaissent plus tard, le délai d'incubation étant plus long chez ces volatiles.

 

LONDRES : Lundi 19 février 2007
Bernard Matthews, touché par la grippe aviaire,
envisage des licenciements

La principale usine Bernard Matthews à Holton, le 4 février 2007 :

Le groupe agro-alimentaire Bernard Matthews, dont un élevage a été contaminé par la grippe aviaire début février en Angleterre, envisage de licencier quelque 500 salariés, ont affirmé lundi syndicat et direction de l'entreprise.

Un porte-parole de Bernard Matthews a affirmé que les ventes du groupe avaient baissé de 40% après l'apparition du virus dans un élevage de dinde début février.

En conséquence, 130 employés ont été placés en chômage technique pour une période de 20 jours à partir de mardi, et l'entreprise envisage le licenciement de 4 à 500 employés.

Le syndicat Transport and General Workers' Union a précisé que ces salariés recevront une compensation totale d'un montant de 100 livres (148 euros).

Nombre de salariés de Bernard Matthews sont des saisonniers, principalement en provenance du Portugal.

Certaines chaînes de supermarché ont fait état d'une baisse de 10% des ventes de volailles depuis l'apparition du virus H5N1 de la grippe aviaire début février dans l'élevage de Bernard Matthews à Holton (Suffolk, est de l'Angleterre). Les autorités ont ordonné l'abattage de ses 159.000 dindes.

 

Vendredi 9 février 2007
Grippe aviaire en Grande-Bretagne:
Londres privilégie la piste hongroise.

Des employés sanitaires dans la ferme Bernard Matthews à Holton, le 5 février 2007 :
Les autorités britanniques privilégient désormais la piste d'une contamination de l'élevage de Holton (est) par la souche H5N1 de la grippe aviaire via des importations de Hongrie, alors que le groupe agro-alimentaire Bernard Matthews niait jusque là cette possibilité.

L'hypothèse de travail est une contamination par des livraisons de Hongrie, où le groupe britannique, touché par le virus, dispose d'une filiale, a déclaré vendredi le chef adjoint des services vétérinaires, Fred Landeg, sur la BBC.

Alors que nous avançons dans l'enquête, il semble que le virus de Hongrie pourrait être identique à la souche trouvée dans le Norfolk (est de l'Angleterre)
ce qui suggère que le virus a été importé directement, probablement par des produits de la viande, plutôt que par des oiseaux sauvages, même si à ce stade nous restons ouverts, a-t-il expliqué.

Saga Foods, filiale du groupe agroalimentaire, a persisté vendredi après-midi à Budapest à nier toute possibilité d'une piste hongroise dans la transmission du virus.
Un porte-parole du groupe en Angleterre avait cependant reconnu que 38 tonnes de dinde étaient transportées chaque semaine d'une exploitation à l'autre.

Bernard Matthews, premier producteur de dinde d'Europe, a également annoncé vendredi avoir arrêté volontairement ces livraisons alors que le groupe avait jusque-là écarté catégoriquement cette piste de contamination.

AFP :

Un cordon sanitaire protège la ferme de poulets et dindes d'Holton dans le Suffolk, le 3 février 2007 :

Au début de la semaine, son directeur commercial, Bart Dalla Mura, avait affirmé qu'il n'y avait pas la moindre possibilité que les deux foyers soient liés.

Il avait souligné que l'élevage d'oies contaminé en Hongrie se trouvait à 257 km de Saga Foods, plus important producteur de volaille du pays.

Il a démenti catégoriquement vendredi que le groupe ait pu dissimuler des informations pour des raisons commerciales. Le groupe a répété vendredi que ses produits étaient entièrement sains.

Ces révélations sont gênantes pour le gouvernement qui était apparemment au courant des échanges de viande entre les usines depuis lundi mais ne l'a pas indiqué au parlement ni à l'Union européenne, a souligné le quotidien britannique Guardian vendredi.

Sir David King, conseiller scientifique du gouvernement britannique, n'a pas écarté un éventuel rappel des produits à base de dinde qui auraient pu être en contacts avec le virus, afin d'empêcher la contamination d'autres animaux, notamment les oiseaux sauvages.

David King a estimé également que la piste hongroise était le scénario le plus probable.

AFP :

Des employés véterinaires définfectent la ferme du groupe Bernard Matthews à Holton dans le Suffolk, le 3 février 2007 :
Bien sûr il y a des inquiétudes à propos de la viande crue contaminée qui a pu arriver dans les supermarchés, mais je ne pense pas qu'il y ait aucune menace pour la vie humaine, a-t-il dit, soulignant que les traitements destinés à éliminer le risque de salmonelle auront suffi à tuer le virus de la grippe aviaire.

La chaîne de supermarchés Sainsbury's a noté cependant une baisse de 10% de ses ventes de volailles depuis cinq jours par rapport à la semaine précédente et Tesco, numéro un britannique de la distribution, constatait mardi une légère baisse.

Le ministère de l'Agriculture poursuit son enquête dans l'élevage et l'usine de transformation de viande du groupe.

Des foyers de la souche H5N1 du virus de la grippe aviaire, potentiellement transmissible à l'homme, sont apparus en Hongrie, puis en Grande-Bretagne, à quelques jours d'intervalle, alors que cette forme du virus n'avait pas été signalée depuis plus de six mois dans l'Union européenne.

La Turquie a annoncé vendredi après-midi la découverte d'un foyer de type H5N1 dans le village de Bogazköy (sud-est de la Turquie), où quatre enfants, âgés de 18 mois à seize ans, ont été hospitalisés par précaution.

 

Mercredi 7 février
Grippe aviaire:
l'UE appelle à maintenir la surveillance

Un éleveur contrôle ses 20.000 poulets le 5 février 2007 à Angeren aux Pays-Bas: Les experts vétérinaires de l'Union européenne ont avalisé mardi à Bruxelles les mesures prises par le Royaume-Uni pour endiguer la grippe aviaire sur son sol et appelé les Etats membres de l'UE à maintenir une surveillance renforcée,
a annoncé la Commission.

Un vétérinaire ayant travaillé sur l'élevage de dindes à Holton, dans l'est de l'Angleterre, où la souche hautement pathogène H5N1 de la grippe aviaire a été détectée, a par ailleurs été hospitalisé mardi, mais il n'a pas été contaminé, a annoncé mercredi l'agence britannique de protection de la santé (HPA).

Le vétérinaire, dont les tests se sont révélés négatifs aussi bien pour la grippe aviaire que pour la grippe classique, sera maintenant suivi dans le cadre d'un traitement clinique normal, a ajouté un porte-parole de la HPA.

Comme attendu, les experts européens n'ont pas jugé nécessaire l'adoption de nouvelles mesures de prévention, et ont estimé qu'une campagne de vaccination des volailles n'était pas souhaitable.

Une conférence internationale sur la question de la vaccination se tiendra à Vérone (Italie) en mars, a indiqué l'exécutif européen, qui en sera
co-organisateur.

En l'espace d'une semaine, trois foyers de grippe aviaire sont réapparus dans des élevages de volailles de l'Union européenne, les deux premiers en Hongrie fin janvier et le troisième en Grande-Bretagne la semaine dernière.

Les analyses de laboratoire ont confirmé qu'il s'agissait à chaque fois de virus de la souche H5N1, hautement pathogène et transmissible à l'homme.

Comme lors de l'épidémie qui avait frappé l'Europe l'an dernier, des mesures sévères ont été prises pour tenter de contenir la progression du virus.
En Grande-Bretagne, les 159.000 dindes de l'élevage touché ont été abattues. L'élevage d'oies en Hongrie a subi le même sort.

Conformément aux recommandations de l'UE, les régions touchées ont été isolées et placées sous haute surveillance, et toutes les volailles des élevages voisins confinées.

Trois pays de l'UE, la France, les Pays-Bas et la Suède ont annoncé ces derniers jours qu'ils renforçaient leur surveillance.

Le virus H5N1 n'a jusqu'à présent pas fait de victime humaine en Europe, mais il a tué 166 personnes dans le monde depuis l'an dernier, principalement en Asie.
La dernière victime a été signalée mardi en Egypte, une adolescente de 17 ans, portant à 12 morts le bilan dans ce pays en un an.

Si la Commission européenne juge suffisantes les mesures de précaution à ce stade, elle s'inquiète en revanche des conséquences commerciales de cette réapparition du virus.

Plusieurs syndicats d'éleveurs de volailles britanniques se sont aussi inquiétés mardi des risques de chute des ventes. Mais les principales chaînes de supermarchés du pays se sont montrées rassurantes, seule l'une d'entre elles faisant état d'une légère baisse.

L'an dernier, quatorze pays de l'UE avaient été touchés par la grippe aviaire, ce qui avait provoqué une forte baisse de la consommation de volailles.
Les producteurs avaient finalement obtenu des aides financières exceptionnelles.

Si les consommateurs britanniques ne paniquent pas, la Russie, le Japon et l'Ukraine ont d'ores et déjà annoncé des embargos sur les volailles provenant de Grande-Bretagne.

Ces embargos ne sont pas justifiés, et la Commission fera tout son possible pour en persuader les partenaires commerciaux de l'UE, a affirmé mardi un de ses porte-parole, Michael Mann.

Par ailleurs, les scientifiques essaient toujours de déterminer l'origine du virus détecté en Grande-Bretagne.

Alors que certains en France et en Angleterre ont évoqué le lien possible entre l'élevage anglais et l'une de ses filiales hongroises,
il semble improbable que la contamination vienne de Hongrie, a indiqué M. Mann.

En conséquence, les chercheurs examinent l'éventualité d'une contamination via des oiseaux sauvages, pas tant les oiseaux migrateurs-- peu nombreux dans cette partie de l'Angleterre-- mais les mouettes, dont on sait qu'elles transmettent facilement le virus de la grippe aviaire, a précisé le porte-parole européen.

 

Mercredi 7 février
L'Indonésie signe avec un laboratoire privé
en vue d'élaborer un vaccin humain

Le siège social de Baxter International dans l'illinois :
L'Indonésie, pays du monde le plus touché par la grippe aviaire, a signé mercredi avec un groupe pharmaceutique américain un accord visant à élaborer un vaccin humain contre le virus, malgré les inquiétudes de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Selon ce protocole d'accord signé à Jakarta, L'Indonésie fournira des souches du virus H5N1 à la société Baxter International, qui tente de mettre au point ce vaccin.

L'OMS a indiqué mardi de son siège à Genève s'inquiéter que l'Indonésie ne lui ait plus transmis depuis le début de l'année d'échantillons de virus.

Cela va à l'encontre d'un demi-siècle de partage gratuit d'échantillons de virus, pour le bien commun, a expliqué David Heymann, directeur général-adjoint chargé des maladies contagieuses à l'OMS.

Assurément cela nous préoccupe et c'est pourquoi nous étions déjà en Indonésie en novembre pour discuter de cette situation avec le ministère de la Santé indonésien, a déclaré M. Heymann.

La ministre de la santé indonésienne a expliqué mercredi que l'accord avec Baxter permettrait à l'Indonésie de s'assurer un approvisionnement de vaccins à un prix abordable, en cas d'urgence.
C'est pour notre propre usage. Si dans un avenir proche nous en avons besoin, nous serons prêts, a dit Siti Fadillah Supari.

La grippe aviaire a tué six personnes en Indonésie depuis le début de l'année, dont cinq dans la région de Jakarta.Un total de 63 personnes sont mortes après avoir été infectées par le virus dans le pays.

Baxter avait annoncé en octobre 2006 avoir effectué un premier essai clinique encourageant d'un vaccin contre la grippe d'origine aviaire.

 

Mardi 6 février 2007
Nouvelle version du plan grippe aviaire
dans "les prochains jours" en France

Dominique de Villepin préside une réunion interministérielle à Matignon sur la grippe aviaire le 6 février 2007Dominique de Villepin a déclaré mardi que la nouvelle version du plan grippe aviaire pour parer à une éventuelle pandémie serait rendue public dans les jours à venir après avoir été présentée mercredi aux préfets.

A l'issue d'une réunion interministérielle à Matignon sur la grippe aviaire, le Premier ministre a indiqué, dans un communiqué, que le dispositif de renforcement des mesures préventives, publié mardi au Journal officiel après la découverte en Grande-Bretagne et en Hongrie du virus H5N1, serait réévalué si nécessaire au vu de l'évolution de la situation épidémiologique.

S'agissant de la préparation à une pandémie grippale, un scénario de transmission d'homme à homme redouté mais qui n'a jamais été observé dans le monde,
il a déclaré que la nouvelle version du plan grippe aviaire sera rendue publique dans les jours à venir.

Ce plan sera présenté (mercredi) aux préfets, auxquels un effort particulier de sensibilisation et de mobilisation des acteurs locaux sera demandé, a précisé M. de Villepin.

L'arrêté du ministère de l'Agriculture publié au JO relève le niveau de risque épizootique en France de négligeable 2 à faible, dans le cadre du respect du principe de précaution.

Ce changement de niveau prévoit un renforcement de la surveillance active et passive (surveillance des oiseaux sauvages), des captures supplémentaires d'oiseaux pour la surveillance, la mobilisation de l'ensemble du public pour déclarer les oiseaux sauvages trouvés morts.

Il prévoit également l'interdiction des lâchers de pigeons avec départ ou survol d'un pays où des cas sont apparus.
Le transport des appelants (des oiseaux d'eau, canards surtout, élevés par les chasseurs en vue d'être utilisés sur les plans d'eau pour attirer leurs congénères sauvages) est interdit.

 

 AFP

 

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